Les Chroniques de l'invisible - Coach Bien Être

Initiation Alchimique de l'Être

Depuis quelques jours, en me promenant, je remarque régulièrement la présence d'un corbeau. Il croasse et semble me parler. Je sens que c'est un signe pour moi à écouter.
J'avance depuis plusieurs mois sur les initiations proposées par Yann Lipnick. J'ai à priori réalisé l'initiation de Gaïa, l'initiation Lunaire de Sophia et l'initiation Solaire de la Source.
L'initiation suivante est l'Initiation Christique, qui se fait sur 16 niveaux.

Une fois réalisées ces initiations, il est possible de passer à l'Initiation Alchimique de l'Être.
Ces différentes initiations peuvent se faire en suivant les différentes étapes décrites dans le livre de Yann Lipnick ou en effectuant un travail personnel. Dans tous les cas, faites vous confiance, soyez à l'écoute de vos ressentis et demandez (avec votre pendule par exemple) où vous vous situez dans votre avancement de ces différentes initiations.

Il y a un mois environ, j'ai commencé à activer un Canal Alchimique qui s'est présenté à moi, que j'ai activé pendant 21 jours.
Ces 21 jours passés, je continue à l'activer régulièrement.

Ce matin, je ressors mon livre de Yann Lipnick que je n'avais pas ouvert depuis au moins 3 mois, certainement par besoin de digérer ce que j'avais travaillé auparavant. Je fais ma méditation matinale en ouvrant le livre à la page de l'Initiation Christique au 12ème niveau.
Dès la fin de ma méditation, une amie vient pour un soin énergétique. On travaille tout d'abord sur ses douleurs physiques qui viennent juste de remonter suite à son travail sur ses ancêtres et sa famille.
Après un nettoyage, les douleurs partent. Elle m'apprend alors qu'elle travaille également sur les initiations de Yann Lipnick et qu'elle en est exactement au même niveau que moi dans l'initiation Christique !
Nous sommes en plus le jour de la Nouvelle Lune, idéale pour démarrer avec de nouvelles énergies :
La suite du soin semble tout à fait logique, nous travaillons ensemble pour monter en vibration sur cette initiation Christique.
De belles lumières dorées, une montée en vibration intense, les corps qui bougent, nous recevons visiblement un complément énergétique de l'initiation.
La dernière étape se met en place pour finaliser l'Initiation Christique et démarrer l'initiation Alchimique dont le symbole est ... Le Corbeau qui se présente à moi en ce moment !

Et pour finir, en ouvrant le courrier à midi, après le soin, je reçois mes 2 livres de Yann Lipnick prêtés auparavant que j'attendais avec impatience ! Un signe de plus ...


>> Le corbeau - symbole alchimique : http://aqua-permanens.blogspot.com/2012/05/le-corbeau.html



Médaillon hermétique "Le Corbeau" de la cathédrale de Chartres.

William Salmon, médecin et alchimiste anglais du XVII° siècle écrit : « Mon fils, ce qui naît du Corbeau est le commencement de cet art (…) Cela étant fait, votre Magistère vit dans la pourriture, les nuées noires qui étaient en lui avant qu’il mourût seront changées et converties en son corps. Or étant refait de la manière que je l’ai décrit, il meurt une seconde fois, et après il reçoit la vie, ainsi que je l’ai dit. »

Selon Jospeh Pernety dans son dictionnaire le Corbeau : "En termes de sciences Hermétique, signifie la matière au noir dans le temps de la putréfaction. Alors ils l'appellent aussi la Tête du corbeau, qui est lépreuse, qu'il faut blanchir, en la lavant sept fois dans les eaux du Jourdain, comme Nahaman. Ce sont les imbibitions, sublimations, cohobations, etc. de la matière, qui se font d'elles-même dans le vase par le seul régime du feu."

Arnaud de Villeneuve écrit : "Sachez que la tête de l'Art n'est autre que le corbeau qui vole sans aile dans la noirceur de la nuit et dans la clarté du jour". ("Rosarium philosophirum")

Voici maintenant un extrait de l’ « Atalanta Fugiens » ("Atalante Fugitive") de Michael Maïer (1618) : Emblème XLII.
« Audi loquacem vulturem, qui neutiquam te decepit » (« Écoute le vautour qui parle, il ne te trompe nullement »)

La petite fugue qui accompagne l'emblème XLII

"Occupant le sommet d'une montagne
Un vautour crie sans cesse: On me dit noir et blanc;
Je suis aussi encore jaune et rouge et ne mens pas.
C'est aussi le corbeau qui sait voler sans ailes
Dans la nuit ténébreuse aussi bien qu'en plein jour.
L'un et l'autre sera la tête de son œuvre."



Observons l’illustration ci-dessus :
Le vautour symbolise le Mercure des philosophes : en partie fixe (C’est pourquoi il est représenté avec ses serres qui agrippent fermement la montagne) et en partie volatil (Les ailes de l’oiseau sont à moitié déployées).
Né après la mort du premier Mercure (mercurius senex ou dissolvant, voir illustration en début d'article) il est tué par l’action fixative du Souffre issu de lui-même. Ce procédé antérieur est symbolisé par le corbeau sans ailes au premier plan qui illustre la noirceur ou Nigredo (premier stade ou nuit de l’œuvre). Le Souffre représente les pulsions irrationnelles en substance, ce que nous pourrions appeler le "corps affectif" c'est à dire l'anima et donc in fine l’Âme.
Remarquez enfin sur l'illustration que le corbeau se déplace de gauche à droite, c'est à dire qu'il va de l'inconscience vers la conscience.

Le vautour ou oiseau d’Hermès est au sommet du pic montagneux où se trouve la matière originel et il proclame « Je suis le noir du blanc, et le jaune du rouge ». Le noir, le blanc et le rouge sont les couleurs dominantes du Sujet évoluant vers la perfection de la pierre philosophale. Le haut du pic montagneux représente symboliquement le pôle introverti.
Ne perdons pas de vu que le processus de la création de la Pierre Philosophale se déroule pleinement à l'intérieur de l'être. C'est au plus profond dans une collaboration entre l'inconscient et le conscient que l'alchimie opère.
(Pour une étude plus approfondie sur le symbole de la montagne en alchimie, lire l'article : La montagne alchimique )





Ici l'aigle ne les possède pas encore véritablement les trois dernières couleurs d'une façon actuelle mais les contient "en puissance".
En effet, si Héraclite mentionne un processus en quatre étapes, une quadripartition de la philosophie, les alchimistes du XV° et XVI° ont ramenés le Grand Œuvre en trois principales phases (Noire, blanche et rouge / Nigredo, Albedo et Rubedo) Certains sages ont observés cinq étapes : Noire, verte, blanche, jaune et rouge (l'étape jaune, le Xanthosis ou citrinas disparût peu à peu et ne fût que rarement mentionné.
Le Mercure philosophique est porté au degré final de la perfection petit à petit par la maturation de l’œuvre.

Michael Maier - Tripus aureus - 1618 - "L'Athanor"


Observons l'image ci-dessus:
Nous voyons dans la partie supérieure de l'illustration un athanor c'est à dire un fourneau alchimique. Nous pouvons remarquer un serpent à l'intérieur qui représente le Mercure des Philosophes c'est à dire pour dire vite l'inconscient. L'athanor représente le for intérieur de l’adepte.
(Pour une étude plus approfondie de l'Athanor, lire l'article : L'Athanor )
En dessus trois niveaux où se distinguent plusieurs animaux. Tous font partie du bestiaire alchimique et décrivent les différentes éléments et étapes de l'Opus : :
Le Lion représente le Souffre Fixe
L'Aigle symbolique le mercure (volatile et/ou dissolu)
Le Serpent représente le dissolvant mercuriel.
En dessus, le Dragon symbolise le sujet de l'Art.
Le Corbeau représente la Nigredo (la noirceur ou putrefactio)
Le Paon avec sa queue symbolise la gamme des couleurs variées (omnes colores ou coda pavonis, la queue du paon)
Le Cygne représente l'Albedo ou blanchiment de la Pierre (albutio, baptisma)
Enfin, le Phénix symbolise le Rubedo ou rougeoiement de la Pierre (Multiplicatio ou multiplication).

"Les anciens égyptiens avaient coutume de traiter des secrets alchimiques en les représentant très généralement sous forme animale: c'est ainsi que le lion rouge évoque le soleil, l'or; le crapaud et le corbeau, la putréfaction; la colombe, l'aigle, le serpent et le lion vert, la lune philosophique, "leur mercure" (des alchimistes); le loup représente l'antimoine; le dragon, le salpêtre; le serpent, l'arsenic et ainsi de suite. La juste interprétation de la signification des animaux exige qu'on prenne les caractéristiques spécifiques à chacun d'eux en considération. (...) Mais, comme la ruine de l'un amène la génération de l'autre, plusieurs choses naissent de ces charognes: tout d'abord en sort un corbeau, qui, putréfié à son tour, disparait, ce qui donne un paon (...) : lorsque celui-ci n'est plus, on a une colombe qui trouve un endroit sec, parce que le corbeau n'en a pas trouvé, mais c'en est un qui n'était pas là auparavant, parce qu'entre temps, les eaux du déluge ont souillé la terre d'avant et parce que la nouvelle terre est faite de la craie vierge des philosophes. Cette colombe, qui n'est pas encore tout à fait déliée de la putréfaction, se transforme petit à petit en un phénix que Vulcain brûle dans la prison même. Un fruit nouveau se dégage de la cendre, imputrescible et immortel, qui donne vie à toutes les choses sublunaires." ("Alchimie et mystique" - Alexander Roos - Page 288)

Carl Gustav Jung écrit : "L'union de la conscience (Sol) avec sa contrepartie féminine (Luna), a d'abord un résultat indésirable : elle produit des animaux venimeux, comme le dragon, le serpent, le scorpion, le basilic, le crapaud (la salamandre en est une forme atténuée); viennent ensuite le lion, l'ours, le chien, et enfin l'aigle (Il est dit de l'aigle qu'il dévore ses ailes ou ses plumes : c'est donc une réédition de l'ouroboros) et le corbeau." ("Mysterium conjonctionis" Tome 1 - Paragraphe 167)